Image CAMELLIAImage CAMELLIAImage CAMELLIAImage CAMELLIAImage CAMELLIAImage CAMELLIA
 

L'HOMME ET LE PROJET

CAMELLIAProfessionnel reconnu de l’horticulture et de la pĂ©pinière, installĂ© Ă  NĂ®mes depuis plus de 40 ans, Bernard Pical  est aussi « Bernard Le Jardinier», animateur hebdomadaire de "Jardin passion" de la radio France Bleu Gard Lozère.

Il sera très heureux de vous présenter ses deux passions : Les Camellias de la Prairie et sa collection d’Oliviers Millénaires.

Toute l’équipe du parc aura le plaisir de vous accueillir et de vous faire découvrir ses trésors cachés.

Les visites sont commentées par des guides de flore.
Ces hommes, qui prennent soin au quotidien de leur trĂ©sor vĂ©gĂ©tal, sauront mieux que quiconque vous communiquer  leur amour, leur relation passionnelle envers chacun des sujets du parc qu’ils connaissent personnellement et regardent grandir et s’épanouir.
 

LA NAISSANCE DU JARDIN

CAMELLIAAnnées 1930 : Jean Ignal exerce le métier de maraîcher au lieu-dit « La Prairie Sud » à Alès. Il plante dans son potager son premier plan de camellia reçu en cadeau de son ancien employeur qui dirige un comptoir colonial.
Contre toute attente, ce premier plant originaire d’Asie va prospérer vigoureusement.
Encouragé par ces résultats inattendus, Jean Ignal va pendant plusieurs années marcotter, semer, et multiplier avec passion. Il prend contact avec des horticulteurs nantais à qui il achète un grand nombre de variétés, en particulier à la pépinière des Sœurs Guichard qui deviendra par la suite « les pépinières Claude Thoby ».
C’est ainsi qu’un magnifique jardin va voir le jour, lieu rare et unique où les camellias, ayant retrouvés une terre d’accueil, prospèrent et se reproduisent naturellement.

Années 1980
: sa fille Madeleine et son gendre Jean-Claude Peyrot poursuivront l’œuvre de cet héritage précieux et introduiront des variétés plus récentes et de nouvelles espèces (réticulatas, sasanquas, etc.).
Ces arbres grandissent et constituent une collection d’âge moyen de 50 à 60 ans, les plus anciens ayant près de 100 ans et de taille variant de 5 à 15 mètres de hauteur.

Dès les années 1970, Bernard Pical entretient des relations privilégiées avec Jean Ignal, animés par la même passion.
En 2004, invité par ses enfants, il redécouvre le jardin et tombe sous le charme de cet écrin botanique, aujourd’hui établi, riche de collections et de diversités variétales.
Il décide de révéler ce trésor en l'ouvrant au public.
Il invite Alain Stervinou, éminent caméliophile breton, à le découvrir qui qualifiera cette collection de camellias de « rare et historique ».

Aujourd’hui :  Bernard Pical, qui n'est autre que Bernard le Jardinier, homme de passion et professionnel reconnu de l’horticulture, s’engage avec son équipe à pérenniser ce haut lieu de collection végétale et à la présenter aux caméliophiles et botanistes passionnés de plantes rares comme aux néophytes amateurs de jardins.



LE CLIMAT - LE TERROIR

CAMELLIANos amis bretons affirment que les camellias ne se plaisent qu’en atmosphère humide au bord de l’océan…
Pourquoi alors poussent-ils aussi bien dans la Prairie sous le chaud soleil du midi, à Alès, au pied  des montagnes cévenoles du Gard ?

Le terroir : la Prairie est une plaine alluvionnaire où se sont déposés depuis des siècles les limons du Gardon, rivière qui prend sa source dans les hautes Cévennes et arrose le bassin d’Alès,  au cours de ses nombreux débordements et inondations. Ces limons émanent de l’érosion de massifs schisteux traversés par le Gardon. Ils sont acides, légers et très perméables.
Aux portes d’Alès, la Prairie était autrefois plantée de châtaigniers qui durant près de 700 ans ont déposé des couches d’humus rendant le limon extrêmement fertile.  

L’ensoleillement : est aussi un élément favorable au bon fleurissement du camellia.
Grâce à l’exceptionnel ensoleillement de la région, un grand nombre de fleurs produisent des fruits dont les graines se ressèment naturellement, donnant naissance chaque année à de nouveaux cultivars de camellias rares et exceptionnels. Un magnifique cadeau de la Nature.
Cependant, un rayonnement solaire trop direct peut endommager le feuillage. C’est pourquoi des arbres de grande taille ont été introduits dans le parc, comme des magnolias, les érables… afin de procurer un ombrage léger et protecteur.
                                     
L'eau : la Prairie bénéficie par ailleurs d’une vaste nappe phréatique située entre 4 et 6 mètres de profondeur, avec une eau dont le pH est égal à celui du sol, ce qui permet d’arroser même en période de sècheresse.
L’humidité remonte du sol, même par journée de grande chaleur. Ce phénomène d’évapotranspiration maintient une hygrométrie indispensable à la bonne tenue du camellia.

En résumé : des précipitations abondantes à la fin de l’été, connues sous le nom de « phénomène Cévenol », des automnes généralement chauds et humides, et un ensoleillement important de mars à octobre : autant de conditions favorables au bon développement des Camellias, puisque cet environnement rappelle les conditions que connaît le camellia dans son milieu naturel en Asie. 
Une conjonction d’originalités et d’exceptions qui ne pouvaient qu’aboutir à l’éclosion d’un site rare et magique, une féérie végétale.